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Sur un coup de tête, j'ai pris la décision de partir 1 année en Australie. Ce voyage n'est pas encore arrivé, mais je flippe déjà !!! Je flippe très positivement, mais je flippe quand même...
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La chute libre
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Lundi 9 Février Oh ça va, je n’ai pas eu le temps d’écrire, ok ? Merci. Euh… pas le temps, et pas trop de motivation. Il m’a fallu un certain temps pour me remettre de mes émotions. Là il ne s’agit plus de petites routes étroites ou sinueuses. Dans cet épisode, mesdames et messieurs, nous allons étudier la chute libre, les différentes forces qui la provoquent et comment éviter que l’objet se trouver en chute libre ne s’écrase comme une merde sur le sol. Alors, voyons, procédons dans l’ordre. Quelles sont les forces qui provoquent la chute libre ? Selon les résultats de notre mise en situation grandeur nature, elles sont les suivantes : - Une organisation fâcheuse de l’administration du nuage où l’objet s’est inscrit avant sa chute ; - Un manque de communication entre le nuage et l’objet, le nuage et l’autre nuage où l’objet doit atterrir. Seulement deux ? Oui mais… deux de qualité ! Des forces haut de gamme, mais de charge négative. Alors comme moi je suis trop forte parce que je me souviens encore des cours de physique que j’ai eus en Terminale, je sais que pour ralentir la chute de l’objet (pour qu’il atterrisse comme une plume au lieu de s’écraser comme une merde) il faudrait une force avec une charge opposée. Bon,c’est sûr que ce serait cool que l’objet flotte dans l’air, mais pour ça il faudrait la même intensité de la force (autrement dit, un stage payé 3000€ net par mois, ou alors… un méga joint). Bref…donc ma force positive à moi serait de trouver un bon stage si possible à l’étranger. Alors j’ai commencé à écrire frénétiquement des lettres de motivation que j’envoyais à raison d’environ 10 par jour. Je ne vais pas rentrer dans les détails de toutes les réponses négatives ou non existantes. Passons aux choses sérieuses. THE réponse pour THE stage dans THE entreprise… Ah ah suspens !!! J’allais faire un stage chez Mastercard (génial !) pour m’occuper de la formation (cool !) pendant 2 mois (oué…) et sans être payée (hmmm…) et… à Waterloo…(no comment). En bref, j’allais en Belgique au lieu d’aller en Australie, pendant 2 mois au lieu d’un an, et pour être exploitée au lieu de m’éclater. Quelle excitation ! Mais, c’était l’étranger, j’allais quitter Paris pendant 2 mois. Je m’en suis donc sortie avec quelques côtes cassées après ma chute libre légèrement ralentie.
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Publié à 10:57 , le 10 février 2009, Paris Mots clefs :
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L'ascenceur émotionnel, ou l'art d'énerver les gens
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Mercredi 28 Janvier 2009 Oui je sais, encore mois passé sans expliquer le déroulement des événements. Mais je vais me rattraper sans tarder. Enfait ce qui s’est passé en 2 semaines là, c’est l’exemple typique d’un « ascenseur émotionnel » : en l’espace de très peu de temps on est surexcité par une série de bonnes nouvelles, puis on est anéanti par une série de mauvaises nouvelles. J’aurais aimé voir des exemples comme ça, plutôt que d’en subir un. Après que j’aie décidé de prendre un prêt étudiant et que j’aie pris rendez-vous avec la conseillère à la banque pour ça, ma persévérance a été récompensée : j’ai reçu la confirmation de l’école, l’autorisation pour le prélèvement de l’argent pour le billet, les informations pour comment obtenir le permis de conduire international, j’ai pu réserver la chambre sur le campus, j’ai même appris que quelqu’un de l’université allait venir me chercher… C’était la joie ! J’allais mieux, je mangeais (pas la peine de dire « mieux », je mangeais tout court), j’avais oublié tout ce que j’avais à reprocher aux gens… L’ascenseur montait, montait, montait… Et après… je me suis rappelé d’une chose très intéressante. Le visa. Curieusement, je n’y avais pas pensé avant, alors que c’est la chose qui me pose le plus de soucis lors des voyages généralement. Mais là… les petites routes de montagne, les pensées dangereuses, les avalanches et les boules de neige ont perturbé le processus de réflexion, déjà assez fragile, de mon cerveau. De plus, le fait qu’une figure importante de votre école vous dise de ne pas vous inquiéter pour le visa, cela ne motive pas spécialement… Bref… j’ai décidé donc d’aller consulter le site de l’ambassade. Pour connaître la catégorie du visa étudiant à demander il faut trouver le pays dont vous êtes citoyen dans une liste. Donc je cherche… euh… bon, j’étais fatiguée, Ukraine ne commence peut être pas par un U finalement... L’ascenseur ralentit sa montée. Apparemment, les ukrainiens n’ont pas le droit d’aller en Australie ? Ou c’est quoi leur délire ? Mes yeux commencent à courir partout sur la page pour chercher les informations sur d’autres pays. Tels des petits ramasseurs de balles sur un court de tennis, lors de l’Australia Open, qui essaient de trouver une balle bleue et jaune (couleurs du drapeau ukrainien… pour les incultes J). Finalement les petits ramasseurs de balles tombent sur la balle magique. Sauf qu’elle n’est pas dans le bon lot de balles, elle est dans un lot qui s’appelle « autres pays »… Elle est en dehors des limites du terrain… out quoi. Et pour qu’elle entre dans le jeu, il faut environ 3 mois. Le championnat sera déjà terminé. Il fallait donc 3 mois pour faire un visa pour un passeport ukrainien. Youpi et vive ma naïveté (stupidité). L’ascenseur s’arrête net. Du coup, le lendemain, je suis repartie à la chasse aux informations. J’ai écrit à Christa et à la fac en Australie pour leur demander si les deux écoles pouvaient me faire des lettres précisant que mon départ est urgent. L’Australie ne m’a même pas répondu. La France a répondu, mais pour me dire d’attendre d’avoir tous les papiers, de commencer, au pire des cas, un stage en France, et de partir là bas plus tard. « Ils sont flexibles » soi-disant. Mais bien sûr. Et la marmotte… Bref, j’ai donc passé quelques petites heures à essayer d’avoir au téléphone directement quelqu’un de l’ambassade, pour savoir si le processus pouvait être accéléré. Première bonne nouvelle : c’est l’ambassade d’Australie à Berlin qui s’occupe des petites balles du lot foireux. L’ascenseur commence doucement à descendre… A Berlin, un charmant jeun homme, Owen, a pris la communication, et a passé aumoins 20 minutes à essayer de trouver une solution pour m’aider. Au bout de 16 minutes environ, mes oreilles ont cru entendre une information qui ressemblait à une pétard : pour avoir le visa il faudrait que jepasse le IELTS, un examen d’anglais ? Pardon ? Vous êtes sûr ? En même temps que je lui parle, je regarde sur Internet les dates les plus proches pour passer cet examen à Paris. 28 février. Plus 13 jours d’attente pour les résultats. Plus encore 2 ou 3 mois d’attente pour le visa. L’ascenseur entre en chute libre. Arrivé presqu’en bas, il est freiné par des perspectives de stages à l’étranger. Aussi, Christa semble vouloir à tout prix le faire remonter en insistant sur le fait que même si je loupe quasiment un semestre entier, même si je paie l’année entière en Australie alors qu’au final je ne fais qu’un seul semestre, et même si tout ce qu’il a à faire me prend une grosse partie de mon temps et de mon argent, même si je vais dans un bled à70km de Melbourne dans les terres au lieu d’aller à Sydney ou dans une autre ville plus proche de la civilisation… même malgré tout ça, ça vaut le coup d’yaller pour avoir le double diplôme. Bien sûr… Et la marmotte… Ah, pardon, je l’avais déjà dit.
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Publié à 12:38 , le 10 février 2009, Paris Mots clefs :
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J - 1 mois
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Jeudi 15 janvier2009 : J-1 mois Pile poil… et comme par hasard, une avalanche d’événements. Je ne sais pas qui a pu un jour associer l’avalanche à quelque chose de positif, mais ce petit malin n’avait sûrement pas compris que les skieurs en reviennent rarement vivants. Supposons donc que je suis un skieur. Déjà, la première précision à faire est que je fais du ski de randonnée pour escalader la montagne. Parce que si je la descendais sur une jolie piste en faisant de jolis virages… euh… ça se saurait. Donc, je fais l’ascension de la montage A (comme Australie, comme Administration, comme Allez tous vous faire foutre)… et là, il y a une première boule de neige qui m’arrive dessus, qui s’appelle « problème de carte de crédit ». Elle laisse une jolie trace dans la neige : « tu pensais avoir acheté tonbillet d’avion ? Ha ha ! Que dalle ! ». J’essaie d’éviter la boule, mais les secouristes de la société Ma Banque sont en pause déjeuner, prolongée on dirait. Après arrive carrément l’avalanche qui descend très vite et fait un bruit bizarre, j’ai l’impression d’entendre « ta banque ne va pas autoriser la compagnie aérienne à prélever le montant nécessaire, en plus la conseillère fera tout pour te faire comprendre que tu la fais chier ». J’ai également entendu très clairement un écho dans la montagne, ça m’a cassé les oreilles : « ta famille n’a plus d’argent pour te payer ton année d’université ». J’ai entendu ça juste avant de me faire engloutir par la neige. Il fait super froid et je bouffe de la neige malgré moi. Je rêve d’une belle piste ensoleillée. Soit une jolie verte pour descendre qui s’appelle « Laisse tomber », soitune noire, couverte de bosses, et qui monte en plus, et qui s’appelle « Démerde-toi ». La verte, elle est trop facile, il y a trop de débutants et pas assez de surprises. J’aime la vitesse, moi. Mais pour prendre la noire, il faut sortir de sous la neige… J’ai entendu une fois quelque part que quand on est englouti par une avalanche, quand on a perdu ses repères et on ne sait pas trop où est le haut et où est le bas parce qu’on a trop tourné, il faut faire pipi, déterminer dans quelle direction coule le pipi, et creuser donc dans la direction opposée. En plus, le pipi c’est chaud, ça doit être agréable, sous la neige… Bref... Bref, j’ai eu assez de chance quand même, je voyais encore le soleil éclairer un côté de mon terrier, et j’ai pu remonter. La piste en noire, j’ai eu un flash, ne s’appelle pas « Démerde-toi », mais « Prêt étudiant ».
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Publié à 01:41 , le 16 janvier 2009, Paris Mots clefs :
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Blank
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Mercredi 14 janvier 2009 Toujours rien. La semaine dernière j’ai eu cours avec une prof qui apparemment est responsable de notre Master (ah super… et bien sûr, c’est logique que nous l’apprenions que maintenant, à 1 mois et demie de la fin des cours…). Alors je lui ai dit que je n’arrivais à joindre personne et que même le directeur n’avait pas de réponses à des questions aussi stupides que : - Combien de matières faut-il que je valide en France ? - Faudra-t-ilque je fasse un stage à mon retour ? - Comme valider des matières pour les quelles un examen est programmé pour quand je serai déjà partie ? Tout ce qu’il a su me dire c’est « oh… bah… euh… on verra bien à ce momentlà ». Mais quel est donc ce merveilleux « ce moment là » dont parlent tous les membres de l’administration et qui est aussi dur à comprendre que l’information est à attraper ? Est-ce qu’il parle de la semaine avant mon départ ? Est-ce qu’il parle du jour avant mon départ ? Est-ce qu’il parle du jour où les examens doivent avoir lieu ? Est-ce qu’il parle du jour où je vais défoncer la porte de son bureau et lui mettre mon poing dans sa gueule ? Parfois j’aimerais bien rentrer dans la matrice… Bref…Là je suis en cours… la matière c’est « management of human relationships ». On a déjà passé 2 heures à parler de Freud, encore une heure à tirer. Nous sommes assis en rond, comme si c’était une conférence. En face de moi j’ai la personne la plus désagréable de tout Paris, très certainement. Ma pensée du moment c’est : heureusement qu’elle est là, elle fait de mon départ un événement encore plus phénoménal.
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Publié à 10:08 , le 15 janvier 2009, Paris Mots clefs :
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Help.......
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Samedi 10 janvier 2009 Je ne sais pas vraiment comment commencer là… Je pars dans un mois et cinq jours, et personne mis à part moi ne semble s’en rendre réellement compte. Déjà, pour commencer, mon école a donc envoyé mon dossier avec beaucoup trop de retard, et en plus juste avant les vacances de Noël… ce qui fait que l’université en Australie l’a reçu, avec un peu de bon vent pour les avions de DHL, le 5 janvier… Tout le processus m’est inconnu, mais peu importe, le résultat est qu’au jour d’aujourd’hui j’attends toujours la confirmation de mon inscription. C’est ce petit bout de papier qui devrait me permettre de réserver une chambre sur le campus, de demander mon visa… mais encore mieux, d’être simplement sûre que je peux partir quoi, parce que là, à un mois du départ présumé… les choses sont un peu trop free-style à mon goût… Quoiqu’il en soit, j’ai décidé de prendre mes billets quand même, il y a quelques jours, histoire d’avoir un tarif correct. J’ai donc payé 1300€ pourl’aller/retour, merci la crise économique. J’étais toute contente le jour où je les ai achetés, mais malheureusement ma joie est retombée le jour où j’ai reçu un e-mail de la compagnie aérienne me disant qu’il y avait un problème avec lacarte de crédit… super… Le jour où je peux planifier quelque chose sans rencontrer des problèmes à chaque étape, prévenez-moi, je boirai à votre santé. Bref, je n’ai pas encore eu le courage d’appeler la compagnie aérienne, j’ai peur de ce qu’ils vont me dire. Je vais sûrement le faire demain. S’ils sont ouverts. J’ai aussi fait la liste de tout ce qu’il faut que je fasse avant de partir. Je préfère ne pas la diffuser pour ne pas donner de moyens de chantage à ceux qui vont lire tout ça, mais en tout cas cette liste m’a fait plonger dans un long moment de réflexion intense sur mon sens de l’organisation. J’aurais du demander au Père Noël qu’il m’offre la touche « résolution automatique » pour tous les soucis administratifs en 2009… renouvelable, de préférence…
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Publié à 09:57 , le 11 janvier 2009, Paris Mots clefs :
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L'information se rend
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Dimanche 21 Décembre 2008 Hier soir il s’est produit un miracle, à 20h42 précises mon téléphone a sonné et un numéro que je ne connais pas s’est affiché. C’était l’information ! Je n’en revenais pas. Elle m’a parlé avec la « douce » voix de Christa dans le corps de qui elle se planquait depuis quelques semaines. Mon dossier était parti ! Alléluia ! En plus, Christa a été extrêmement sympa au téléphone, c'était presque bizarre. Peu importe si c’était dû au fait que je lui avais parlé comme une vraie cliente super chiante la dernière fois, ou au fait qu’elle était sur le point de partir en vacances. L’information avait décidé de se rendre de son plein gré. Mon dossier était parti ! En pour couronner le tout, j’ai dîné avec 3 filles… et à mon avis tous nos ex ont eu les oreilles toutes rouges et un mal de crâne à se taper la tête contre le mur. Qu’est ce que ça fait du bien ! Vraiment une bonne soirée.
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Publié à 07:39 , le 21 décembre 2008, Paris Mots clefs :
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la chasse continue...
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Vendredi 19 Décembre 2008 Cher agenda, pardonne moi de ne pas être venue te voir depuis pratiquement un mois, mais je n’ai pas eu le temps… Oh, pardon, je m’égare. Je n’aipas 13 ans. Bon ! Je ne sais même paspar où commencer. Euh… je n’ai toujours pas mes billets d’avion, parce que jen’ai toujours pas la confirmation de l’université, parce que Christa n’a toujours pas envoyé mon dossier (que j’ai rempli début décembre), parce qu’elle est trop occupée, parce qu’il y a des gens qui partent ailleurs avant moi. L’explication suffit ? Il ya autre chose. Mon cerveau ayant trouvé une autoroute il y a quelques jours, aréussi à réfléchir posément. Il m’a donc suggéré, quelques jours après que j’aie rempli mon dossier, qu’il serait peut être temps de s’inquiéter un peu,vu la lenteur de l’administration de mon école. Donc, j’ai décidé d’appeler Christa. C’était le 5 décembre. Vous devinez la suite ? « Chasse à l’information, le retour ». Le deuxième épisode aduré presque 2 semaines, et je ne comprends toujours pas comment l’information s’esquive. Elle doit avoir un système intégré de mise à jour, comme les robots dans les dessins animés. A chaque fois qu’elle se fait attraper d’une certaine manière, elle développe un nouveau système de protection, une sorte d’anti-virus constamment perfectionné. Anti-étudiants. Toujours est-il qu’après des dizaines de coups de fil et à peu près autant de mails, j’ai décidé d’écrire àl’Université en Australie moi-même. Bien évidemment, quand j’ai réussi à joindre Christa, je me suis fait engueuler pour ça. J’ai une légère impression qu’ils ont envie de se payer ma tête… zen… Dans tous les cas, merci la crise économique, les prix pour les billets baissent. Nous sommes actuellement à un peu plus de 1000€ pour l’aller-retour. Morale : une situation de m*rde peut aussi avoir du bon. Je vous laisse y réfléchir… En attendant, moi, je vais finir mon McFlurry aux Daims et au caramel. Je ne sais pas ce qui m’a pris d’en acheter un, peut être une envie soudaine de me croire en été… après tout au pays d’Oz c’est l’été…
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Publié à 03:02 , le 20 décembre 2008, Paris Mots clefs :
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Les premières émotions
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Jeudi 27 Novembre 2008 Mes mains tremblent. Je viens de les appeler. Ca commence le 18 février 2009. Je peux crier là ? Ca meferait du bien. Ah oui, c’est vrai, il est minuit ici… Bon, on va crier demain alors… Vendredi 28 Novembre 2008, 2h du matin Depuis ce matin j’ai un sentiment dans ma poitrine qui est assez… indéfinissable. Si c’était sur la peau, je dirais que ça me gratte. La peau, je l’aurais grattée. Mais là… il faudrait vraiment crier, mais à 2 heures du matin les voisins ne seront pas plus tolérants qu’à minuit. En fait, je devrais dormir, mais je n’y arrive pas. Depuis que j’ai eu la dame de l’université de Ballarat au téléphone, l’envie de me gratter de l’intérieur s’est intensifiée. Tout le voyage devient soudain tellement plus concret, avec des vraies dates, et une vraie australienne qui vous les confirme de l’autre bout du monde. Et qui vous dit d’une voix absolument adorable « We’re looking forward to seeing you here ! » (Nous sommes impatients de vous voir ici). Pourquoi je pars déjà ? Ah oui. Tellement de choses sont devenues insupportables ici... Alors, un jour où je ne me sentais vraiment pas bien, j’étais en train d’écouter une prof parler des échanges avec des universités partout dans le monde, et je commençais à me dire que pour tout oublier, il n’y a rien de mieux qu’un petit (gros) séjour à l’étranger. Alors à partir de ce moment là, j’ai commencé à chasser (oui c’est exactement le bon mot) les informations sur ces fameux échanges avec l’étranger. L’information, dans mon école, est une bête très curieuse, et très fourbe. Pour l’avoir, il faut partir armé d’un téléphone avec un gros forfait, d’une boîte mail, de beaucoup de temps à perdre, de toute sa capacité de persuasion et d’une boîte de calmants si l’on est sujet au stress ou si l’on s’énerve trop vite. Et même lorsque l’on a toutes ces armes, l’information est difficile à attraper. Tu sais qu’elle existe quelque part, mais tu ne sais jamais chez qui elle se cache. Tu cherches partout, mais toutes les cachettes te renvoient à toutes les autres cachettes d’une façon assez agressive, et au bout d’un moment t’oublies où t’as déjà vérifié et où non. Parfois t’as l’impression de l’avoir enfin attrapée, mais en fait tu te rends compte que c’était seulement son ombre, ou juste une poignée de ses poils. Donc, finalement j’ai réussi à savoir le nom de la personne dont l’information a envahi le corps pour mieux se cacher. Christa, cette personne, est devenue elle aussi très difficile à attraper depuis que l’information est en elle. Mais je m’accroche. Après une réunion j’ai su que je pouvais partir. C’est déjà ça. J’ai aussi su que je pouvais partir en Australie. Wow le rêve ! Je n’ai pas hésité une seconde. Plus tard, Christa m’a fixé un rendez-vous avec une professeure de l’université de Ballarat, qui m’a dévoilé un peu plus de détails sur ce magnifique endroit qui serait le mien pendant plusieurs mois. Encore un peu plus tard, un rendez-vous avec Christa, qui se laissait donc apprivoiser peu à peu, m’a permis de concrétiser un peu plus les choses : les inscriptions se feront début décembre. Après cela, l’université va m’envoyer une lettre qui me servira pour obtenir le visa. Après cela, c’est encore un peu flou, mais je garde l’espoir de découvrir le vrai visage de l’information un de ces quatre. Ouf !!! A cause de cette chasse sans fin et de tout ce qui me donnait envie de me casser, j’avais l’impression que mon cerveau roulait à 200 à l’heure sur une route dans la montagne avec des montées et des descentes ultra raides et des passages où il risque de tomber dans le vide. Seul souci : sur cette route la il n’y a pas de panneaux pour prévenir que des pensées sauvages risquent de traverser la route, ou que le processus de réflexion peut être glissant dans certains virages dangereux. Il n’y aurait pas une autoroute dans le coin ?
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Publié à 11:13 , le 19 décembre 2008, Paris Mots clefs :
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